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Brésil

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Le Brésil est le pays le plus vaste et le plus peuplé d'Amérique latine. Avec une superficie de 8 547 400 de kilomètres carrés et de 183 987 291 habitants, c'est en même temps le cinquième pays du monde par la superficie et par le nombre d'habitants. Pour la superficie, derrière la Russie, le Canada, la Chine et les États-Unis. Pour la population, derrière la Chine, l'Inde, les États-Unis et l'Indonésie.</ref> Neuvième au monde par son PIB, Fonds Monétaire International, World Economic Outlook Database, septembre 2005 ; Monde ; Union européenne</ref> le Brésil couvre la moitié du territoire de l'Amérique du Sud, partageant des frontières avec tous les pays à l'exception du Chili et de l'Équateur (pays).

Le Brésil possède des caractéristiques communes avec la plupart des autres pays d'Amérique du Sud : c'est un pays en majorité catholique, la densité humaine moyenne est assez faible et la population est fortement urbanisée à 84 %. Le Brésil est néanmoins une des seules nation du continent qui ne fût pas jadis une colonie espagnole. Colonie prospère de la couronne portugaise durant plusieurs siècles, le pays est aujourd'hui le seul héritage du Portugal en terre américaine, héritage qui se manifeste principalement par le portugais, la langue parlée par la très grande majorité des brésiliens.

République fédérale et libérale, le Brésil présente de forts contrastes géographiques et sociologiques. Alors qu'une grande partie du territoire est encore couvert par la forêt amazonienne pratiquement vide d'hommes, la côte sud-est abrite les mégapoles de São Paulo et Rio de Janeiro. Les inégalités économiques sont parmi les plus élevées du monde.

HistoireModifier

Articles détaillés : Histoire du Brésil, Chronologie du Brésil, Découverte du Brésil, Histoire de l'Amérique latine
Les tentatives de colonisation française au Brésil : la France Antarctique et la France equinoxiale
Voir aussi Théories du premier peuplement de l'Amérique.

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Le Brésil IndépendantModifier

En 1807, Napoléon envahit le Portugal et le régent Jean VI de Portugal s'embarque pour le Brésil et s'installe à Rio. Lorsqu'il quitte l'Amérique, en 1821 seulement, il laisse son fils Pierre Ier du Brésil (Dom Pedro). Les Cortes cependant veulent ramener le Brésil au rang de simple colonie et rappellent Dom Pedro au Portugal. Celui-ci, soutenu par la population brésilienne, refuse de rentrer en Europe et proclame l'indépendance du Brésil. Il est déclaré empereur en 1823. En 1825, le Portugal reconnaît l'indépendance brésilienne. En 1831, pourtant, Pierre Ier, très contesté, doit abdiquer. Il transmet le pouvoir à son fils Pierre II du Brésil (Dom Pedro II), alors âgé de six ans. Pierre II est déclaré majeur en 1840.

Sous le règne de Pierre II, le Brésil connaît un début de modernisation et d'industrialisation. L'esclavage est aboli, mais plus tardivement que dans les pays européens, puisqu'il n'est entièrement supprimé qu'en 1888. En 1889, l'armée renverse Pierre II du Brésil (Dom Pedro II) et la République est proclamée, mais le pays ne devient pas une démocratie pour autant.

Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devient président après un coup d'État. Il reste au pouvoir jusqu´en 1945. En 1942, suite à des attaques de sous-marins allemands, le pays entre dans la Seconde Guerre mondiale. En 1945, Vargas doit démissionner et le Brésil connaît une vingtaine d'années de démocratie.

À partir de 1964, le Brésil connaît, comme d'autres pays d'Amérique latine, une violente dictature militaire de droite. Dans les années 1970, le gouvernement brésilien a participé à l'opération Condor, vaste plan de coordination entre les dictatures militaires latino-américaines afin de lutter contre les opposants aux régimes, dans tout le continent. On dénombre, au Brésil, un grand nombre de groupes révolutionnaires qui, dès 1964, ont organisé la résistance contre le pouvoir militaire. La plupart d'entre eux ont pris forme dans les milieux d'étudiants. Parmi eux, on peut citer le MR-8, plutôt basé à Rio de Janeiro, ou l'ALN (Action de libération nationale), basée à São Paulo.

En 1985, un civil, Tancredo Neves, est élu à la présidence mais meurt avant son entrée en fonction. C'est alors José Sarney qui devient président. La démocratie s'installe dans un contexte économique et financier difficile.

Le 27 octobre 2002, Luiz Inácio Lula da Silva, ancien syndicaliste, remporte l'élection présidentielle. Il est réélu le 28 octobre 2006. Il est le premier président socialiste du Brésil.

Origine du mot « Brésil »Modifier

Brésil n.m. XIIe siècle. Bois exotique qui, séché et pulvérisé, donne une matière tinctoriale rouge. Au Moyen Âge, le « bois de braise » provenait des Indes via la Perse, importé dans les premiers temps en Europe par les Vénitiens. C'est la profusion d'arbres « couleur de braise »:(Caesalpinia echinata Lam) ainsi que l'important commerce qui en découlera, qui donnera son nom au Brésil des conquérants européens au XVIe siècle : Pau Brasil, le bois de braise (brasa en portugais). Ce bois fut activement exploité jusqu'à la fin du XVIIe.

PolitiqueModifier

Présidence de Luís Inácio da Silva

Le Brésil est une république fédérative présidentielle.

Le président est élu pour un mandat de 4 ans et peut être réélu une fois. Le président actuel est Luiz Inácio Lula da Silva, surnommé Lula, âgé de 57 ans.

Le droit de vote est facultatif pour les citoyens qui ont entre 16 et 18 ans et pour ceux qui ont plus de 65 ans, il est obligatoire pour les citoyens qui ont entre 18 et 65 ans.

Le pouvoir législatif est exercé par la Chambre des députés et le Sénat. La Chambre des députés est composée de 513 sièges et le Sénat compte 81 membres.

GéographieModifier

Les 5 grandes régions statistiques : 1) Centre-ouest 2) Nordeste 3) Nord 4) Sudeste 5) Sud

Le Brésil s'étend sur une superficie totale de 8 514 877 km². La majorité de la population vit près de la côte de l'Océan Atlantique, qui, dans le sud, est bordée par la Serra do Mar. Le vaste plateau du Brésil occupe une grande partie du sud et de l'est du pays. Dans le nord du pays, région de la forêt amazonienne, les altitudes sont moins élevées. Les densités de population y sont globalement faibles.

La saison pluvieuse s'étale de novembre à mai au nord, avec des pluies très importantes sur les forêts pluvieuses. Le sud connaît lui des étés chauds et des hivers froids (en juillet-août). De manière générale, le climat est légèrement plus tempéré en bordure de mer, et en altitude, et sous la canopée en forêt.

En plus de la partie continentale de son territoire et d'îles proches de la côte, le Brésil possède quelques petits groupes d'îles et d'îlots dans l'Atlantique : les Rochers de Saint Pierre et Saint Paul, Fernando de Noronha, Trindade et Martim Vaz ainsi que les petites îles de corail appelées atoll des Roches.

On distingue, pour des raisons pratiques, cinq grandes régions brésiliennes :

Sud Modifier

États : Paraná, Santa Catarina et Rio Grande do Sul"

Constituée de moyennes montagnes dans sa partie nord et de vastes plaines appelées pampas, dans sa partie méridionale, cette région, au climat sub-tropical proche des climats européens, est hautement développée et marquée dans sa culture quotidienne par l’immigration européenne, notamment allemande et italienne. En effet, son habitat et ses types humains (parfois on se croirait en Bavière), ainsi que le folklore gaucho (vacher du Rio Grande do Sul), sont proches de ceux de la vieille Europe.

Porto Alegre (plus connue depuis le Forum Social Mondial) et Curitiba (modèle de planification urbaine) sont les deux plus grandes villes du sud brésilien. Aux frontières de l’Argentine et du Paraguay se trouvent les chutes d’Iguaçu, l’une des plus belles merveilles de la nature. Enfin, à 20 km de là, sur le fleuve rio Paraná se trouve Barrage d'Itaipu, le second plus grand barrage hydroélectrique du monde, après celui des Barrage des Trois-Gorges.

Sud-EstModifier

États : Espírito Santo, Minas Gerais, Rio de Janeiro et São Paulo

C’est la région la plus urbanisée et la plus industrialisée du Brésil, avec trois villes très importantes : Rio de Janeiro, Belo Horizonte et São Paulo.

Rio de Janeiro est l’ancienne capitale fédérale et la capitale de l'État de Rio de Janeiro. La ville est située dans une des plus belles baies du monde, dominée par le Pain de Sucre et la statue du Cristo Redentor (Corcovado), perchée à 700 m. d’altitude. Son carnaval et ses écoles de Samba (musique) l’ont rendue célèbre, ainsi que ses plages, comme Copacabana, Ipanema et Leblon. Capitale culturelle du pays, elle est la ville la plus importante en matière artistique. On y trouve l'Academia Brasileira de Letras, la plus grande bibliothèque nationale du pays, le Museu Nacional et le Theatre Municipal (bâtiment inspiré de l'opéra de Paris). Le Maracanã, le 3e stade le plus grand du monde, est aussi à Rio.

Il y a aussi de magnifiques plages autour de Rio (Angra dos Reis, Cabo Frio et Búzios). Dans le sud de l'État se trouve la petite ville de Paraty qui offre de splendides façades baroques de couleur bleue, ocre ou vert qui se reflètent dans les eaux calmes de sa rade. À la Serra do Mar se trouve la ville de Petrópolis, fondée par l'empereur Dom Pedro II et l'on peut encore y voir son palace d'été, une très grande attraction touristique.

Située au carrefour des routes de l’État de Minas Gerais ("mines générales"), où eut lieu au XVIIe siècle une des plus grandes ruées vers l’or, Belo Horizonte s’étend sur plus de 20 km.

São Paulo (prononcer "San Paoulo"), fondée par les Jésuites en 1554, est aujourd’hui la troisième plus grande ville au monde après Tokyo et Mexico. On y croise une population d’origine européenne, japonaise ou arabe qui a fait de cette ville la capitale mondiale du café, un des plus grands centres d’affaires de la planète et la première ville économique du Brésil. São Paulo est aussi la ville la plus riche du pays.

Nord-Est Modifier

États : Alagoas, Bahia, Ceará, Maranhão, Paraíba, Pernambuco, Piauí, Rio Grande do Norte et Sergipe"

Englobant neuf États du Brésil, le Nord-Est (ou « Nordeste ») a connu son heure de gloire au XVIIe siècle, avec la canne à sucre. Les villes de Salvador (Brésil) (la plus « africaine » du Brésil), São Luís do Maranhão (fondée par des Français en 1612), Recife (« la Venise du Nordeste ») ou Olinda (« la hollandaise »), par leur précieux héritage d’architecture coloniale et la beauté de leurs façades décorées d’azulejos (faïences bleues), sont les témoins de ce passé fastueux.

Aujourd'hui, la région compte 50 millions d’habitants. Elle souffre d'importantes difficultés socio-économiques malgré la présence de ressources naturelles importantes, parmi lesquelles des gisements pétroliers. Les inégalités sociales sont particulièrement fortes. Les sécheresses cycliques qui frappent le sertão, zone semi-aride de l’intérieur du Nordeste, terre des légendaires cangaceiros (tantôt héros, tantôt bandits), ne facilitent pas la vie de milliers de paysans sans terre, obligés d’émigrer vers les grandes métropoles du Sud.

Centre-Ouest Modifier

États : Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Goias et Brasilia.

Cette région reste peu peuplée. À l'extrême ouest de la région, on trouve Brasilia, capitale du Brésil depuis 1960. Plus à l'ouest, l'État du Mato Grosso occupe l'essentiel de la région ; l'activité agricole est en expansion et provoque une importante déforestation. C'est dans cette région que se trouve la partie brésilienne du Pantanal, la plus grande terre inondée de la planète et l'une des régions présentant la plus forte biodiversité dans le monde.

Nord Modifier

États : Acre, Amapa, Amazonas, Pará, Rondônia, Roraima et Tocantins.

Le Nord du Brésil est en grande partie couvert par la forêt amazonienne. La densité humaine est encore très faible, un peu plus de 4 hab/km² dans l'État de Pará, à l'ouest, deux fois dans celui d'Amazonas. Les deux principales villes, Manaus dans l'Amazonas et Belém dans le Pará , se trouvent le long de l'Amazone.

L'Amazonie constitue la plus grande réserve biologique du monde, avec environ un tiers des espèces vivantes mondiales. Au cours des années 1970-80, les différents projets de développement et de migrations intérieures ont entraîné un déboisement préoccupant et des conflits entre les posseiros (propriétaires de terres, souvent illégaux) et les Indiens. Actuellement, la protection de la forêt, ainsi que le respect des terres indiennes, deviennent des priorités du gouvernement brésilien.

Découpage administratifModifier

Article détaillé : États du Brésil

Le Brésil est composé de 26 États et d'un District fédéral (Brésil), dont la capitale est Brasilia.

Voici la liste des États :

État Capitale
Acre Rio Branco
Alagoas Maceió
Amapá Macapá
Amazonas Manaus
Bahia Salvador
Ceará Fortaleza
Espírito Santo Vitória
Goiás Goiânia
Maranhão São Luís
Mato Grosso Cuiabá
Mato Grosso do Sul Campo Grande
Minas Gerais Belo Horizonte
Pará Belém
État Capitale
Paraíba João Pessoa
Paraná Curitiba
Pernambouc Recife
Piauí Teresina
Rio de Janeiro Rio de Janeiro
Rio Grande do Norte Natal
Rio Grande do Sul Porto Alegre
Rondônia Porto Velho
Roraima Boa Vista
Santa Catarina Florianópolis
São Paulo São Paulo
Sergipe Aracaju
Tocantins Palmas


Frontières terrestresModifier

Les frontières terrestres du Brésil mesurent 14 691 km au total.

  • 3400 km avec la Bolivie
  • 2200 km avec le Venezuela
  • 1643 km avec la Colombie
  • 1560 km avec le Pérou
  • 1290 km avec le Paraguay
  • 1224 km avec l'Argentine
  • 1119 km avec le Guyana
  • 985 km avec l'Uruguay
  • 673 km avec la Guyane française, (France)
  • 597 km avec le Suriname

Seuls deux pays d'Amérique du Sud n'ont pas de frontière avec le Brésil : le Chili et l'Équateur (pays)|Équateur. Les frontières du Brésil sont le résultat d'une active conquête de l'ouest, initiée dès le XVIIe par les bandeirantes mais non terminée. Pour l'anecdote, la frontière franco-brésilienne (entre la Guyane française et l'état de l'Amapá) est la plus grande frontière française...

Forces armées brésiliennesModifier

Les forces armées brésiliennes se composent de l'armée de terre (Exército), la marine brésilienne (Marinha) dont l'infanterie et l'aviation ainsi que la force aérienne brésilienne (Força Aéra Brasileira, FAB).

Après les années de dictature militaire, il existe une certaine méfiance de la population et des politiques envers les forces armées. C'est pourquoi la puissance militaire est plutôt faible, si on considère la population et la dimension du Brésil.

Puisque les États Américains sont alliés mutuellement (Pacte de Bogota, Traité interaméricain d'assistance mutuelle), le Brésil ne se trouve face à aucune vraie menace extérieure et une grande capacité militaire est en conséquence inutile.

Les forces armées se composent de 337 800 soldats actifs.

Les forces aériennes ont plus de 700 avions dont des Mirage 2000, les fameux Embraer EMB 312 Tucano et Super Tucano, Lockheed C-130 Hercules|Lockheed C-130 Hercules, AMX International AMX. Le transport du Président du Brésil est aussi assuré par les forces aériennes. En 2001, le ministère de la défense de la République Française vend son porte-avion Foch aux Brésiliens. Il est rebaptisé lors de la transaction "São Paulo".

Il existe une obligation militaire pour des hommes à partir de 18 ans, le service militaire de base dure neuf à douze mois. Le budget de la défense en 2005 s'élevait à 9,94 milliards de dollars américains soit environ 1.3% du produit intérieur brut, une valeur plutôt inférieure à la moyenne mondiale (l'Allemagne environ 1,6 %).

Les militaires sont aussi utilisés en temps de paix à la protection contre les catastrophes et au service de sauvetage, ainsi que pour des services scientifiques (sur la base antarctique Comandante Ferraz). Le Brésil assure le commandement de la mission de Paix Minustah en Haïti de 6 000 hommes dont 1 200 Brésiliens, depuis le 1er juin 2004.

Le contrôle aérien civil est aussi sous la responsabilité des forces aéronautique, ainsi que l'Infraero (organisme qui gère les aéroports), et le Centre de lancement d'Alcântara.

La Police Militaire n'est pas à confondre avec les forces armées brésiliennes sous la responsabilité de l'Union (pouvoir fédéral), puisque chaque état fédéral en a la responsabilité.

ÉconomieModifier

Le Brésil posséde une industrie aéronautique notable produisant en autre ces AMX International AMX Article détaillé : Économie du Brésil ~ Liste d'entreprises brésiliennes

Le Brésil a le plus important PIB total d'Amérique latine. Le PIB par habitant en revanche est inférieur à celui de l'Argentine, du Chili et du Mexique. Quoique disposant d'une puissante agriculture commerciale et d'un secteur industriel assez diversifié, le Brésil est largement tertiarisé : en 2006, le secteur des services représentait 64% du PIB.

Les disparités économiques sont fortes et constituent un important enjeu politique. En 2002, entre 22 à 55 millions de personnes (selon que l'on prenne les chiffres du gouvernement ou de la Conférence nationale des Évêques) souffraient de la faim.

Une crise économique éclate en 1998

Le Fonds monétaire international (FMI) décide alors d'accorder un prêt de 41,5 milliards de dollars américains en novembre 1998, car le Brésil a adopté les réformes imposées (privatisation) et a réduit ses dépenses budgétaires, notamment dans l'éducation. Aujourd'hui, l'économie tend à se stabiliser, mais reste fragile.

AgricultureModifier

L'agriculture ne représente qu'environ 5% du PIB. Toutefois, le Brésil est une grande puissance agricole d'exportation. Certaines cultures commerciales telles que le soja sont en plein essor. Toutefois, la propriété foncière est très inégalement répartie et la pauvreté rurale reste importante. Les progrès de l'agriculture sont liées à une forte déforestation. En effet, chaque année, les pâturages sont dans un état avancé de dégradation, les agriculteurs cherchent de nouvelles terres car les rendements sont de plus en plus faibles ce qui entraîne la déforestation.

Coopération régionaleModifier

Depuis 1991, le Brésil fait partie du Mercosur (en portugais « Mercosul »), marché commun du « cône sud » de l'Amérique latine incluant l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay et depuis 2005 le Vénézuéla . C'est un marché commun, tout comme l'Union européenne ou l'ALENA. Le Brésil, par son poids économique, y occupe de facto une position dominante.

Le 1er février 2006, l'Argentine et le Brésil signent, après près de trois ans de négociations, un accord qui doit permettre de protéger les secteurs de production qui pourraient être trop durement affectés par la compétition du pays voisin. Le Mécanisme d’adaptation compétitive (MAC) permet de fixer des droits de douane sur le produit « trop compétitif » du pays voisin pour trois ans, renouvelable une fois.

DémographieModifier

Article détaillé : Démographie du Brésil

Population : 175 009 350 habitants (estim. septembre 2002), 184 millions estimés en 2005 (source : Institut brésilien de géographie et de statistiques – IBGE).
Densité : 20 hab./km²
Répartition par âge : 0-14 ans : 28,57 % ; 15-64 ans : 65,98 % ; + 65 ans : 5,45 %
Répartition ethnique : blancs 53 % ; mulâtres 38 % ; noirs 6 % ; asiatiques 1 % ; métis 1 % ; indiens 1 %
Répartition par religion : catholiques 73 % ; protestants 15 % : divers autres 10 % dont une centaine de sectes
Espérance de vie des hommes : 67,74 ans (en 2005)
Espérance de vie des femmes : 75,85 ans (en 2005)
Taux de croissance de la population : 1,06 % (2005-2002)
Taux de natalité : 16,83 pour mille (en 2005)
Taux de mortalité : 6,15 pour mille (en 2005)
Taux de mortalité infantile : 30,5 pour mille (en 2006)
Taux de fécondité : 1,91 enfants/femme (en 2006)
Taux de migration : + 0,07 pour mille (en 2006)
Insécurité, assassinats : 20 000 (2006).

Dans la population brésilienne, les Amérindiens étaient environ 100 000 dans les années 1970 pour plus de 700 000 aujourd'hui (chiffres de 2000 de l’Institut brésilien de géographie et de statistiques, IBGE).

Suite à la traite atlantique, on compte à peu près 72 millions de Brésiliens d´origine africaine. C'est plus que le nombre d´habitants du Congo-Kinshasa ou d'Égypte ! Le Brésil accueille de grandes diasporas :

  • Selon les estimations de l'ambassade, entre 5 et 8 millions de Brésiliens sont d'origine libanaise, vivant principalement à São Paulo, Belo Horizonte et Rio de Janeiro.
  • La plus forte communauté d'origine japonaise du monde (hors Japon) est aussi présente à São Paulo, avec plus de 1 million de personnes.
  • 25 millions de Brésiliens sont d'origine italienne, approximativement 20 % de la population bresilienne.
  • Près de 130 000 personnes sont de confession juive, faisant ainsi du Brésil le huitième foyer diasporique juif (après les États-Unis, la France, la Russie, l'Ukraine, le Canada, la Grande-Bretagne et l'Argentine).
  • On trouve aussi dans le sud des lieux d'émigration de populations germanophones (ex : la ville de Blumenau).

Le Brésil a accueilli aussi de plus petites diasporas : suédoise, finlandaise, suisse, autrichienne et espagnole.

D'après le journal Le Monde du 22 février 2005, 50 000 homicides en moyenne, dont 36 000 par arme à feu, sont commis au Brésil chaque année, ce qui le place au troisième rang mondial derrière la Colombie et la Russie. 17 millions d'armes à feu circulent dans le pays. Le dimanche 23 octobre 2005, un référendum propose aux Brésiliens d'interdire la vente d'armes, mais il est rejeté par les citoyens à une grande majorité.

Une série d'attaques a fait 170 morts (dont 38 membres des forces de l'ordre) entre la nuit du 12 mai et le 16 mai 2006 à São Paulo et dans sa région « La police de São Paulo, victime de violentes attaques menées par le crime organisé » dans Le Monde web, 14 mai 2006 ; Chantal Rayes, « Les policiers de São Paulo en état de guerre », dans Libération web, 16 mai 2006 ; Auriane Boudin, « La violence stoppée après 115 morts », dans L'Express, web, 17/05/2006 ; « Les violences à Sao Paulo ont fait 170 morts, selon un nouveau bilan » dans Le Monde web, 19/05/2006. Ces attaques visaient la police de l'État de São Paulo ainsi que des casernes de pompiers. Elles ont été attribuées au crime organisé, en particulier au "Premier commando de la capitale" (PCC). Elles constitueraient des représailles au transfert de plusieurs prisonniers vers des établissements pénitentiaires de haute sécurité. Elles ont d'ailleurs été accompagnées de plusieurs mutineries. Entre le 11 et le 15 juillet 2006, 106 attentats ont été perpétrés contre des tribunaux, des supermarchés, des banques, des autobus et des commissariats: ces actes de violence sont de nouveau attribués aux PCC.

Le Brésil rural est devenu en un quart de siècle un pays fortement urbanisé : buildings et gratte-ciel, ghettos chic et résidences fastueuses s'opposent à l'immense marée des bidonvilles, les favelas. Dans ces métropoles trop vastes, nantis et laissés-pour-compte se côtoient dangereusement.

ReligionModifier

Selon le recensement de l'année 2000, le pays est très majoritairement chrétien :

  • Catholicisme, Catholiques : 73,6 %
  • Protestants : 15,4 %
  • Spiritisme, Spirites : 1,3 %

La plupart des Amérindiens pratiquent des rites traditionnels. L’Église est officiellement séparée de l’État.

CultureModifier

Article détaillé : Culture du Brésil

MédiasModifier

  • 293 quotidiens. Les plus vendus sont A Folha de Sao Paulo, O Globo, Jornal do Brasil et O Estado de São Paulo.
  • 19 chaînes publiques, 218 chaînes privées.
  • 1 radio publique, 2000 radios indépendantes.

Société Modifier

Le Brésil fait partie des pays émergents. Les inégalités économiques sont parmi les plus élevées au monde. La ségrégation sociale et raciale existe de facto entre les pauvres des bidonvilles et les familles les plus riches, qui se retranchent dans des quasi bunker pour se protéger de la délinquance, notamment des rapts à Rio de Janeiro et São Paulo.

Héritage du passé, les plus riches qui dirigent la politique et l´économie sont les descendants des plus grands planteurs et les plus pauvres, les descendants d´esclaves et d´immigrés. Cependant l´antiracisme et le métissage font partie du nationalisme brésilien, bien que de nombreux préjugés raciaux subsistent. Le Brésil compte la population noire ou métisse la plus importante au monde après le Nigéria, mais seul 11 % de la population se dit noire ou métisse selon les sondages car ceci est encore attaché à un statut social inférieur. Statistiquement, plus la classe sociale est élevée, plus la peau est claire. La discrimination se manifeste lorsque les Noirs ou les Indiens accèdent à des niveaux sociaux supérieurs. Beaucoup de blancs ressentent en effet les afro-brésiliens comme seule menace à l´hégémonie blanche. Dans ce pays qui a hérité d'un lourd passé colonial, les minorités ethniques occupent comme hier le bas de l´échelle sociale.

Élu en 2002 sur un programme de réduction des inégalités sociales, le président Luiz Inácio Lula da Silva a lancé le 30 janvier 2003 un programme « Faim zéro » afin d'éliminer la faim au Brésil. Dans ce programme s'inscrit la bolsa familia, qui lie le versement d'une somme d'argent aux familles pauvres à la scolarisation de leurs enfants. Ce programme est entré progressivement en vigueur et touche en 2006 près de 30 % de la population. Il aurait contribué de manière significative à une baisse récente de la pauvreté au Brésil d'après un rapport de la Banque mondiale.

De nombreux faits de sociétés rappellent les États-Unis d'Amérique : possession d'armes à feu, fédéralisme, hip-hop, musique des minorités, discrimination positive pour les minorités ethniques dans les universités. En 2007, on comptait environ 50 000 homicides par an dans tout le pays. Entre janvier et septembre 2007, la police a tué 1 300 personnes rien que dans l'état de Rio, soit une augmentation de 60 %. Chaque jour, trois jeunes de 15 à 24 ans sont assassinés. Une automobile est volée à Rio de Janeiro toutes les douze minutes.

LangueModifier

Le portugais est la langue officielle du Brésil depuis la Constitution de 1988 (article 13). C'est la langue parlée par la quasi-totalité de la population. Mais il existe 170 langues autochtones et une trentaine issues de l'immigration.

La langue portugaise, apportée par les colons du Portugal, est proche de celle parlée au Portugal. Elle en diffère par des mots, des expressions et des accents liés notamment au métissage culturel et aux particularités sud-américaines (climat, végétation, alimentation) de ce pays. Suite à plusieurs réformes, l'orthographe s'est différenciée, notamment avec la suppression de consonnes non sonores : par ex. electricidade (Portugal) --> eletricidade (Brésil). Mais les différences entre le portugais européen et le portugais américain sont sensiblement les mêmes qu'entre celles séparant d'autres langues européennes (français, espagnol, anglais) de leurs correspondantes américaines.

SportsModifier

Le Brésil est connu pour son football : l'équipe nationale a remporté à cinq reprises la coupe du monde de football (Coupe du monde de football de 1958, Coupe du monde de football 1962, Coupe du monde de football de 1970, Coupe du monde de football de 1994 et Coupe du monde de football 2002). Le joueur le plus emblématique de ce pays est Pelé, les plus connus aujourd'hui sont Ronaldo Luis Nazário de Lima, Ronaldo de Assis Moreira (Ronaldinho), Robson de Souza (Robinho) et Ricardo Izecson dos Santos Leite (Kaká), Ballon d'or 2007. C'est le sport le plus populaire sur le plan national.

Des Brésiliens se sont illustrés dans d'autres sports au niveau international : Gustavo « Guga » Gustavo Kuerten pour le tennis, Ayrton Senna, Emerson Fittipaldi, Nelson Piquet et Felipe Massa en Formule 1, ainsi que Torben Grael et Robert Scheidt pour la Nautisme (voile).

La pratique des arts martiaux spécialement le judo et le jiu-jitsu brésilien ou Gracie jiu-jitsu est actuellement très développée au Brésil.

Une mention spéciale pour la capoeira, sport typiquement brésilien, à mi-chemin entre la danse et le sport de combat.

Le Brésil possède aussi une équipe de Équipe du Brésil de volley-ball qui a déjà remporté plusieurs fois les championnats mondiaux. Elle est reconnue avec l'Italie comme étant l'une des meilleures équipes de volley-ball au monde.

Aux différents Jeux Olympiques, le Brésil a remporté 343 médailles (55 or, 117 argent et 171 bronze). Torben Grael est le Brésilien le plus médaillé au JO avec 5 médailles (2 en or, 1 en argent et 2 en bronze).

CodesModifier

Le Brésil a pour codes :

  • BR, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
  • BR, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
  • .br, selon la liste des Internet TLD (Top level domain),
  • BR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
  • BRA, selon la norme ISO 3166-1 alpha-3 (liste des codes pays),
  • BRA, selon la liste des codes pays du CIO,
  • BRA, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
  • PP, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,
  • SB, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,

Voir aussi Modifier

Liens externes Modifier

Bibliographie Modifier

  • Adolphe d'Assier, Le Brésil contemporain. Races. Mœurs. Institutions. Paysage. Durand et Lauriel, Paris 1867 (version digitale)
  • Ingo Latotzki et Klaus H. Carl, Rio de Janeiro, éd° Parkstone Press, 95 pages, belles photos. Le portrait d'une des plus belles villes du monde.
  • Aimer le Brésil, guide Larousse, éd° Larousse, 59 pages, 250 photos et documents. Guide touristique de référence.
  • Michel Braudeau, Le Rêve amazonien, éd° Gallimard 2003, 77 pages. Essai composé à partir d'articles parus dans le journal le Monde.
  • Jean-Louis Blanc, Les Grands Fleuves du monde, Aux sources de la vie, éd° Jacques Glénat, 2003, 194 pages, 206 photos, 21 cartes. Géographie du Brésil. Le troisième tome est écrit par un spécialiste des problèmes de l'eau dans le monde.
  • Bennassar Bartolome et Marin Richard, Histoire Du Brésil (1500-2000) , éd°Fayard, 2000, 600 pages. Histoire du Brésil.
  • Hervé Théry, Le Brésil, éd° Armand Colin, 2000, coll. "Géographie". 286 pages 5e édition.
  • Manfred Wöhlcke Brasilien.Anatomie eines Riesen(livres en langue allemande)
  • Giancarlo Mei, Canto Latino: Origine, Evoluzione e Protagonisti della Musica Popolare del Brasile. 2004. Stampa Alternativa-Nuovi Equilibri. Préface: Sergio Bardotti. Contribution spécial: Milton Nascimento.
  • Atlas Encyclopédique Mondial, France Loisirs, 1997
  • Olivier Compagnon et Martine Droulers (dir.), dossier "Le Brésil et la France au XXe, Cahiers des Amériques latines (Paris), n°48-49, 2005/1-2, p. 17-106.

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